« Une bouteille à la mer » : projet artistique et philosophique

Appel à toutes les bonnes volontés !

Article mis en ligne le 14 avril 2015, par LGT Baimbridge  
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L’INSTALLATION - Dans le cadre de l’opération artistique et philosophique « Une bouteille à la mer », nous sommes à la recherche et collectons des bouteilles en plastique lisses et colorées et des grands filets à maille large et « grosse » corde, bleus ou verts de préférence, entiers ou fragmentés. Les filets plus fins sont acceptés.

Bouteille1

Le tout peut être récupéré chez vous ou déposé en salle d’Arts Plastiques du LGT Baimbridge au cours de cette semaine. Nous allons essayé de monter l’installation dès vendredi 17 avril.

Filet1

L’OBJET POETICO-PHILOSOPHIQUE - Nous naissons comme des bouteilles jetées à la mer, perdus et fragiles. Pareils aux vagues de la mer, mues par les vents contraires, nous sommes ballottés, ignorant ce qui nous adviendra et quel sera notre destin . Nous sommes opaques les uns aux autres. C’est le solipsisme. Les autres nous font peur. Nous nous voyons fragiles et les croyons puissants. Mais les courants naturels nous ramènent et nous agglutinent les uns aux autres comme les déchets plastiques dans les gyres de la fin du monde, transformés en nouveaux continents par la pollution des océans. Écoute squale qui veille sur l’occident ! Rester ensemble par hasard, c’est aussi en laisser certains s’éloigner au large et, avalés, disparaître, par accident et par indifférence. Car la mer roule ces déshérités dans son suaire . L’homme disparaît, puis reparaît, il plonge et remonte à la surface, il appelle, il tend les bras, on ne l’entend pas (...) Ô marche implacable des sociétés humaines ! Pertes d’hommes et d’âmes chemin faisant. Océan où tombe tout ce que laisse tomber la loi ! Disparition sinistre du secours ! Ô mort morale ! 
La mer, c’est l’inexorable nuit sociale où la pénalité jette ses damnés. La mer, c’est l’immense misère. La loi, c’est le filet. Le filet, c’est la décision sociale de ne laisser personne sombrer sans aide. On commence à comprendre qu’autrui est notre semblable, notre alter ego, quand on comprend les causes de ses actions. Il cesse alors d’être opaque et hostile. Notre crainte le rendait plus dangereux qu’il ne l’était réellement. Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l’attitude stérile du spectateur, car la vie n’est pas un spectacle, car une mer de douleurs n’est pas un proscenium, car un homme qui crie n’est pas un ours qui danse. Cela n’a plus de sens de se tenir en retrait, ni de haïr, ni de mépriser ni de railler. Le moi et l’autre se dissolvent dans le réseau des causes nécessaires et deviennent transparents l’un à l’autre. On peut comprendre. Quand chaque homme vit sous le règne de la raison, l’homme est un dieu pour l’homme. On peut récupérer. On peut tout garder.

Bouteille2

Bouteille3

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PS :

Les porteurs du projet : Mme Lorrain, professeur de philosophie - M. Sicard, professeur d’Art Plastique - Les Élèves d’Arts Plastiques , toutes options confondues.

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