1968 - 2018 Le LGT BAIMBRIDGE fête son cinquantenaire
Article mis en ligne le 26 novembre 2018, par E. PIERROT  
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Histoire

La première mention du nom de BAIMBRIDGE apparaît dans les registres du XVIIIe siècle avec Jean-Baptiste BAIMBRIDGE demeurant paroisse Saint Paul et Saint Pierre aux Abymes, fils de Charles BAIMBRIDGE et de Marie BOLON.

Il épouse au Lamentin le 27 février 1764, Marie-Louise WACHTER du Baillif. De cette union naîtront huit enfants dont trois décèderont. Jean-Baptiste BAIMBRIDGE est né en 1729 à Limerick en Irlande et il est arrivé en Guadeloupe en 1760, un an après la prise de l’île en 1759, au cours de la guerre de Sept Ans.

Il est négociant à Pointe-à-Pitre (Pittville à l’époque anglaise). Il importe du bœuf salé, de la farine, du vin, du beurre d’Europe contre du café, du sucre, du sirop, du rhum et du coton provenant de l’intérieur par la chaussée des Abymes créée en 1748.

Grâce à son commerce, mais aussi par les commissions qu’il perçoit pour le compte d’autres commerçants, BAIMBRIDGE devient habitant propriétaire en achetant des terres aux sieurs BOUTINEAU, RAPHAEL, BOUILLON et DUCHENE.

Au cours de la Révolution Française, l’habitation Baimbridge est recensée comme caféière d’une superficie de moins de 100 hectares.

En 1796 on y dénombre 42 cultivateurs, 56 cultivatrices et 3 domestiques de couleur. Cette même année, le 7 juillet 1796 (19 Messidor An IV) Jean-Baptiste BAIMBRIDGE décède.

L’habitation est aux mains de sa femme Marie-Louise et de sa fille Elisabeth-Sophie. Deux de ses fils Charles-Emerie (27 ans) et Jean-Charles (24 ans) ayant émigré à Saint Pierre en Martinique où ils sont aussi négociants.

De par leurs positions stratégiques, les hauteurs de Baimbridge suscitent l’intérêt de Victor HUGUES.

Après avoir repris la Guadeloupe aux anglais en 1794, il fit ériger une redoute pour protéger Pointe-à-Pitre et le passage vers Basse-Terre. En 1802, elle est désaffectée.

Le chef de bataillon IGNACE, après qu’il eût quitté en même temps que le colonel DELGRES, le fort Saint Charles devenu intenable par les bombardements des forces esclavagistes du général RICHEPANCE, remonta la Côte au Vent, traversa la Rivière Salée et s’installa à Belle-Plaine aux Abymes.

IGNACE ayant cru que Pointe-à-Pitre, qu’il s’apprêtait à attaquer était fortement défendu par les forces du général GOBERT et de PELAGE qui se portaient devant lui, s’enferma dans le fortin et hissa le drapeau rouge. Il repoussa deux assauts le 25 Mai avant de succomber, écrasé par l’artillerie française installée sur les mornes.

Le bilan fut terrible : 675 morts dont IGNACE et l’un de ses fils ; 250 prisonniers lesquels furent fusillés sur la place de la Victoire et à Fouillole.

Après le rétablissement de l’esclavage, beaucoup de propriétaires rentrés de l’émigration abandonnèrent leurs habitations en les vendant à d’autres. De nombreuses caféières ne sont plus cultivées. C’est ainsi que Baimbridge est achetée par un breton enseigne de vaisseau, Jean-Baptiste CARUEL qui démissionne pour habiter la Guadeloupe.

En 1869, l’habitation Baimbridge est devenue une habitation cannière qui donne 250 000 tonnes de cannes alimentant l’usine de Darboussier.

La parcelle où se trouve le lycée appartenait à Olympe CARUEL (fille de Jean-Baptiste), épouse DANEY DE MARCILLAC d’une famille de négociants de Saint Pierre en Martinique.

Elle est expropriée en 1963 par l’Etat pour une modique somme. Elle demande en compensation que l’on garde le nom de BAIMBRIDGE. Une fois entré dans le domaine de l’Etat, le terrain appartient d’abord aux services de l’Agriculture qui projettent d’y construire l’Ecole d’Agriculture de la Guadeloupe, extension naturelle du Jardin d’Essai situé en face.

Cette école est finalement implantée à Destrellan. Les services de l’Urbanisme veulent y installer des logements, mais c’est finalement l’Education Nationale qui l’obtient pour installer un vaste établissement destiné à désengorger le Lycée Carnot de Pointe-à-Pitre. En janvier 1965, la première tranche de la Cité Scolaire, réservée au Lycée Technique était livrée, mais l’urgence était telle que le Lycée Classique s’était vu attribuer une partie de ses locaux à titre provisoire.

En 1968 a lieu la Grande Rentrée du Lycée Classique et Moderne enfin totalement achevé, avec comme Proviseur M. SARLAT et Censeur M. PERICARPIN. Prévu au départ pour 1600 élèves dont 350 internes, cet effectif n’a jamais été respecté allant jusqu’à 3400 élèves au milieu des années 80 avec en particuliers 39 classes de terminales.

Et c’est ainsi que BAIMBRIDGE nous rassemble aujourd’hui pour ses CINQUANTE ANS.

Nazaire CALISE Professeur d’histoire-géographie

Historie

The first mention of the name of BAIMBRIDGE appears in the registers of the 18th century with Jean-Baptiste BAIMBRIDGE, son of Charles BAIMBRIDGE and Marie BOLON, who lived in parish Saint Paul and Saint Pierre in Les Abymes.

Mr BAIMBRIDGE married Marie-Louise WACHTER in Lamentin on February 27, 1764. From this union was born eight children, three of whom died. Jean-Baptiste BAIMBRIDGE was born in 1729 in Limerick, Ireland, and arrived in Guadeloupe in 1760, a year after the capture of the island during the Seven Years’ War.

He was a merchant in Pointe-à-Pitre (Pittville in England). He imported salted beef, flour, wine, butter from Europe for coffee, sugar, syrup, rum and cotton via the Chaussée des Abymes created in 1748.

Thanks to his trade, but also the commissions which he perceived for the benefit of other tradesmen, BAIMBRIDGE became an owner by purchasing some lands belonging to sirs BOUTINEAU, RAPHAEL, BOUILLON and DUCHENE.

During the French Revolution, Baimbridge House was listed as a coffee plantation with an area of less than 100 hectares.

In 1796 there were 42 male farmers, 56 female farmers and 3 colored servants. That same year, on July 7th, 1796 (19 Messidor Year IV) Jean-Baptiste BAIMBRIDGE died.

The House was in the hands of his wife Marie-Louise and his daughter Elisabeth-Sophie, since two of his sons Charles-Emerie (27 years old) and Jean-Charles (24 years old) had emigrated to Saint Pierre in Martinique where they were traders too.

Because of their strategic positions, the heights of Baimbridge aroused the interest of Victor HUGUES.

After snatching Guadeloupe back from the English in 1794, he had a redoubt built to protect Pointe-à-Pitre and the passage to Basse-Terre. In 1802, it was decommissioned.

Battalion commander, IGNACE left Fort Saint Charles at the same time as Colonel DELGRES. That fort had become untenable, being constantly bombed by the proslavery forces of General RICHEPANCE.

IGNACE therefore went up the Windward Coast, crossed the Salt River and settled down in Belle-Plaine in Les Abymes.

IGNACE shut himself up in the fort, and hoisted the red flag, believing that Pointe-à-Pitre, which he was about to attack, was strongly defended by the forces of General Gobert and PELAGE who were advancing before him. He repulsed two attacks on May 25th before dying, crushed by the French artillery posted on the mountains.

The toll was terrible : 675 dead including IGNACE and one of his sons, plus 250 prisoners who were shot on the Place de la Victoire and at Fouillole.

After slavery was reestablished, many of the owners back from emigration abandoned their homes by selling them to others. Many coffee plantations were no longer grown. That was the way Baimbridge was bought by Jean-Baptiste CARUEL, a Breton lieutenant, who resigned to live in Guadeloupe.

In 1869, Baimbridge House became a cane house that produced 250,000 tons of canes to Darboussier factory.

The plot where the high school is located belonged to Olympe CARUEL (Jean-Baptiste’s daughter), who married DANEY DE MARCILLAC, a family of merchants in Saint Pierre, Martinique.

She was expropriated in 1963 by the State for a small sum. She requested as compensation that the name of BAIMBRIDGE should be kept. Once being the State’s possession, the land belonged first to the services of Agriculture who planned to build the School of Agriculture of Guadeloupe, a natural extension of Jardin d’Essai located opposite the street.

This school was finally settled in Destrelland. The services of Urbanism wanted to install housing, but it was ultimately the National Education that got it to install a large facility, reducing the number of pupils at Lycée Carnot, Pointe-à-Pitre. In January 1965, the first part of the Cité Scolaire, reserved for the Lycée Technique was delivered, but the urgency was such that the Lycée Classique had been allocated a portion of its premises on a provisional basis.

In 1968 took place the Grande Rentrée of the Lycée Classique et Moderne finally completely finished, with as Director Mr. SARLAT and Censor Mr. PERICARPIN. Originally planned for 1 600 students including 350 interns, that number was never respected, going up to 3,400 students in the mid-80s with 39 particular classes of final year (terminal).

And this is the way BAIMBRIDGE, FIFTY YEARS OLD today, brings us together.

Nazaire CALISE Professor of History and Geography – traduction C. NASSO-BALIN (English teacher)

Vendredi 16

Lors de cette journée La chaire d’histoire et géographie du LGT Baimbridge a présentée une exposition sous forme de 12 tableaux retraçant l’histoire de Bainbridge du XVIIème scièle à notre futur lycée :

logo 50 ANS

* A - Baimbridge du XVIIIème siècle a nos jours

* B - Baimbridge un ancienne habitation caféière

* C - La construction du lycée Baimbridge à la fin des années 60

* D - Baimbridge une histoire urbaine (tableau 1 et 2)

* E - Les classes préparatoire au LGT Baimbridge CPGE

* E - Les classes préparatoire au LGT Baimbridge ECT

* E - Les classes préparatoire au LGT Baimbridge DCG

* F - Le nouveau lycée BAIMBRIDGE : un territoire de proximité

* G - Passé, présent, futur, Hommage artistique à BAIMBRIDGE

* H - De l’ancien au nouveau Baimbridge : Le passage à une nouvelle architecture

* Salle MDL : Vidéo, Baimbridge pépinière de talents guadeloupéens,

.....................Section créole : témoignages d’anciens élèves du lycée

La Première TV

Samedi 1er

a venir ......

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